Traduction article paru dans « EL PUNTO DE LAS ARTES », (Espagne) 4/10 juillet 2003

, Traduction article paru dans « EL PUNTO DE LAS ARTES », (Espagne) 4/10 juillet 2003

L Diaz-Ronda / O. de Frayssinet : deux mondes qui se croisent aux origines

Chris Lorenzi, cette dynamique galeriste qui sait ce qu’elle veut et qui aime ce qu’elle expose, a transféré sa galerie du Luberon à la Corse, dans la belle ville d’Ajaccio,  cherchant une croisée de chemins, au milieu de la mer, pour que les gens  rencontrent l’art. Et elle a emmené avec elle la plupart des artistes avec lesquels elle travaillait.

Parmi eux Leon Diaz-Ronda, qui a souvent exposé chez elle et qui inaugure ce nouvel espace.

Je ne sais pas si la sculptrice Odile de Frayssinet avait déjà travaillé  avec cette galerie mais il est certain que son travail est proche de celui du peintre, comme deux mondes distants et distincts qui se croisent aux origines et où germe ce qui les unit, pour ensuite se disperser.

D’une part la sculpture qui s’érige, la matière à vocation d’espace, qui s’élève comme un rêve, qui cherche la solitude : oeuvre d’une sculptrice née au Chili , construisant en France son identité et son désir, avec une magie exaltant la poétique qui relie extérieur et intérieur,  corps et esprit.

D’autre part l’oeuvre récente de Diaz-Ronda : conjonction de dessin,  peinture, tranfert d’images et recherche de contenu ; un dialogue/combat entre signifié et signifiant ; un lit de lumière ocre pour un berceau de créativité ; une palpitation de couleur, suave, faite de transparences, à la recherche de l’éternité de l’instant, comme une trace, que l’oubli ne peut effacer.

Dans ces temps si pervers pour la sculpture, il faut remercier la normalité et la persévérance des sculpteurs et de ceux qui les exposent. Il est nécessaire, quand la sculpture a tout contre elle, de la défendre et de la colleccionner, pour que la présence de sa voix ne se perde pas. Une sculpture, de grande taille, avec un air de défi,  fragile, noble et forte, féroce et plaine de tendresse comme celle d’Odile de Frayssinet, qui regarde le ciel, faite de terre, qui s’ouvre et se ferme comme une fleur affamée de sincérité, qui veut s’élever…

Une peinture intimiste, pleine de luminosité et de fraicheur, chaude, laissant à découvert le mouvement des espaces vides ou le vide des masses et des queues d’hommes qui attendent.

Leon Diaz-Ronda, Madrid 1936, avec plus de soixante cinq exposicions personnelles, une douzaine de livres d’artistes, avec une vocacion d’expérimentateur et de chanteur, cherche l’or du soleil dans le coeur de la nuit : et je voudrais être là pour voir ça.

Odile de Frayssinet, Santiago du Chili, 1947, cherche l’âme de l’air et des éléments, pour la sauver du feu en la faisant eau ; elle aimerait être vent, et elle le dit dans ses obélisques bléssés, dans ses colonnes milliaires qui indiquent que le chemin est long, que la sculpture est une nostalgie des formes primitives.

De Frayssinet, « comme trait d’union entre mer et forêt,, entre terre et air, flottant entre limite et infini. Comme barque et flèche dans le creux de la surface, vers la profondeur » -se croise avec DiazRonda, maintenant comme dans la vie, et nait cette promesse de futur, qui porte son germe, naturel, comme un silence choral, scruté par le pouvoir législateur de la poésie.

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